A Beyrouth, deux réfugiés syriens vivotent en travaillant dans un atelier de réparation d'électro-ménager

Ahmad, à gauche, soutient la rébellion, Bilal, à droite, défend Bachar Al-Assad. Mais la politique n’importe guère entre les deux amis, originaires du même village et réunis dans cet atelier du quartier de Nabaa. Photo: Antony Drugeon

Avec un quart d’augmentation de sa population, le pays vit un choc démographique inédit. Le phénomène est resté jusque-là relativement discret, mais entre le logement et l’emploi, les conséquences économiques et sociales s’annoncent préoccupantes, en particulier pour les Libanais les plus modestes.

«Au début, j’avais de tout, des Arabes, des Européens, des Libanais… Aujourd’hui, sur mes quatorze lits, il y en a seulement deux qui ne sont pas Syriens.»

Ahmah Zaarour, un Libanais de 45 ans qui a fait depuis dix ans de son appartement, dans une cour discrète du quartier Gemayze de Beyrouth, un hôtel-dortoir, ressent au quotidien l’effet de la crise syrienne.

Aujourd’hui, la majeure partie de ses clients est constituée d’hommes célibataires venus fuir la guerre, et d’autres qui font la navette entre la Syrie et le Liban, achetant des vêtements ou des antiquités dans leur pays d’origine pour les revendre au pays du Cèdre… tout en s’enregistrant malgré tout comme réfugiés pour bénéficier de l’aide de l’ONU.

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